Prescription des traitements de substitution nicotinique en milieu carcéral

La prévalence des addictions est élevée en milieu carcéral. L’incarcération permet un contact avec les dispositifs de soins somatiques et psychiatriques et le cas échéant les réponses plus spécialisées en addictologie. L’organisation de la prise en charge des addictions en détention est structurée autour d’une prise en charge globale permettant le repérage, le diagnostic, la définition d’un projet de soins et la préparation à la sortie coordonnant, en tant que de besoin, le suivi médical du sevrage, le suivi psychologique, la prescription et le suivi de traitements de substitution dont les traitements de substitution nicotinique (TSN) et aux opiacés (TSO). Améliorer l’accès aux traitements de substitution tant pour la nicotine que pour les opiacés et harmoniser les pratiques professionnelles est un axe de travail prioritaire, développé dans le plan d’actions stratégiques santé des personnes sous main de justice 2010-2014 et dans le récent guide méthodologique relatif à la prise en charge sanitaire des personnes détenues, diffusé en 2012.
Afin d’établir un état des lieux des prescriptions des TSN, la Direction Générale de la Santé a analysé les données recueillies en 2011 et 2012 via l’observatoire des structures de santé pour les personnes détenues (OSSD), outil développé par la DGOS pour renseigner un rapport d’activité type des unités sanitaires.
Cet état des lieux doit permettre d’alimenter la réflexion en vue de contribuer à l’élaboration et la mise en œuvre du programme national de réduction du tabagisme 2014-2019 (PNRT). La population des personnes détenues y est bien identifiée comme prioritaire (axe 2 du PNRT «Aider fumeurs à s’arrêter»), les intervenants sanitaires, médico-sociaux et sociaux intervenant dans ce milieu seront intégrés dans les différentes fiches mesures pertinentes à venir.

Source: Ministère de la Santé. Direction Générale de la Santé. 2015

Type de document: 
Rapport
Document author(s): 
Ministère de la Santé. Direction Générale de la Santé
Year of publication: 
2015
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